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Actualités de Equinoreve Thérapie - Véronique Gaillard - Spécialiste des troubles anxieux - Accompagnement en ligne

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Anxiété au travail : burn-out ou trouble anxieux ? Comment faire la différence

17 août
7 min de lecture

Burn-out ou anxiété : comment savoir ce qui m'arrive vraiment

Le burn-out (ou syndrome d'épuisement professionnel) est un état d'épuisement émotionnel, physique et mental provoqué par une exposition prolongée à un stress professionnel non résolu, caractérisé par trois signes principaux : un épuisement émotionnel intense, une distanciation cynique vis-à-vis du travail, et une perte du sentiment d'efficacité personnelle. Un trouble anxieux est un état d'inquiétude excessive et persistante, difficile à contrôler, qui ne se limite pas au contexte professionnel et s'accompagne d'une hypervigilance durable pouvant toucher toutes les sphères de vie. Les deux partagent des symptômes communs : fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, mais se distinguent par leur origine, leur étendue et leur réponse au repos.


Vous êtes épuisée et vous n'arrivez plus à vous concentrer. Le dimanche soir, une boule s'installe rien qu'à l'idée de la semaine qui arrive. Et une question tourne en boucle : est-ce que je fais un burn-out, ou est-ce que c'est autre chose, quelque chose de plus profond, qui ne va pas disparaître avec un simple arrêt de travail ?

Cette question n'est pas anodine. Le burn-out et le trouble anxieux partagent une bonne partie de leurs symptômes : fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, difficulté à se concentrer... (Attention, le burn-out s'accompagne toujours d'une forte anxiété qu'il s'agira de traiter également) mais ils ne relèvent pas du même mécanisme, et surtout, ils n'appellent pas le même accompagnement. Se tromper de diagnostic, c'est risquer de se reposer... et de retrouver exactement le même mal-être trois mois plus tard, au même poste ou ailleurs.

Cet article vous donne les repères pour comprendre ce qui se joue chez vous, et pour savoir vers quel type d'aide vous orienter.


Deux réalités qu'on confond souvent mais qui ne sont pas jumelles

Le burn-out : un épuisement qui naît du contexte de travail

Le burn-out, ou syndrome d'épuisement professionnel, se caractérise par trois dimensions : un épuisement émotionnel profond, un cynisme ou une distance croissante vis-à-vis du travail (« plus rien ne me touche »), et un sentiment d'inefficacité, de perte d'accomplissement. Il naît d'un déséquilibre prolongé entre les exigences du poste et les ressources disponibles pour y faire face : charge de travail, manque de reconnaissance, perte de sens, absence de marge de manœuvre.

Le trouble anxieux : une alerte qui tourne en continu

Le trouble anxieux, qu'il s'agisse d'une anxiété généralisée, d'un trouble panique ou d'une anxiété plus diffuse, se caractérise par une inquiétude excessive, difficile à contrôler, et une hypervigilance qui ne se limite pas à un contexte précis. Le travail peut être un terrain d'expression majeur de cette anxiété (délais, évaluations, relations hiérarchiques) sans en être la cause unique. Le système d'alarme est activé bien au-delà du bureau et souvent en amont du vécu professionnel.


Pourquoi c'est si difficile à distinguer soi-même

Les deux tableaux partagent un socle commun : fatigue persistante, troubles du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, tensions physiques. Cette zone commune est justement ce qui entretient la confusion et il ne s'agit pas d'un manque de lucidité de votre part. C'est le mécanisme lui-même qui est ambigu.

Ajoutez à cela que les deux coexistent très fréquemment : un terrain anxieux préexistant, hypervigilance, perfectionnisme, difficulté à déléguer ou à dire non, rend plus vulnérable au surinvestissement qui mène au burn-out. Et à l'inverse, un burn-out installé peut faire naître une anxiété secondaire : peur de replonger, peur de ne plus être capable, anticipation anxieuse du retour au travail. Les deux s'alimentent souvent l'un l'autre.


Les questions qui orientent vraiment

Plutôt que de chercher un symptôme unique et définitif, ce sont plusieurs questions de fond qui permettent d'y voir plus clair.

1. Est-ce que ça s'arrête quand vous n'êtes pas au travail ?

Dans un burn-out, une vraie coupure, un week-end complet, des vacances; apporte un vrai soulagement, même progressif. Dans un trouble anxieux, la coupure n'aide pas vraiment : les ruminations se déplacent (le dimanche soir, en particulier), ou l'anxiété continue de tourner même loin du bureau, parfois amplifiée par l'absence de distraction.

2. Ce qui domine : le vide ou la peur ?

Le burn-out se manifeste souvent par un vide, un cynisme, une indifférence croissante, « je n'y arrive plus et je m'en fiche », à distinguer du vide dépressif qui lui touche toutes les sphères de la vie de la personne. Le trouble anxieux se manifeste par une alerte, une peur diffuse, une anticipation permanente du pire, « quelque chose va mal se passer », même sans élément déclencheur identifiable.

3. Est-ce arrivé progressivement, ou est-ce que ça vous accompagne depuis longtemps ?

Le burn-out se construit sur plusieurs mois, dans un contexte professionnel identifiable avec par exemple un changement de poste, une surcharge, un manque de reconnaissance... Le trouble anxieux, lui, a souvent des racines plus anciennes, un terrain présent depuis l'enfance ou l'adolescence, que le contexte professionnel actuel vient simplement révéler ou aggraver.

4. Est-ce circonscrit au travail, ou est-ce que ça déborde ?

Un burn-out reste, dans sa forme classique, largement centré sur la sphère professionnelle. Un trouble anxieux déborde presque toujours sur d'autres domaines : les relations, la santé, l'avenir des enfants, des sujets qui n'ont a priori rien à voir avec le travail, et peut s'aggraver en dépression.

5. Que se passe-t-il avec le repos ?

C'est souvent le signal le plus fiable. Un repos prolongé et réel améliore progressivement un burn-out. Il ne suffit généralement pas à faire disparaître un trouble anxieux, qui peut même s'intensifier au repos, faute d'activité pour occuper l'esprit.


Burn-out

Trouble anxieux

Origine

Contexte de travail précis : charge, manque de reconnaissance, perte de sens

Terrain souvent antérieur au poste actuel, réactivé ou aggravé par le travail

Sentiment dominant

Vide, cynisme, indifférence, perte de sens

Alerte, peur diffuse, anticipation, hypervigilance

Étendue

Largement circonscrit à la sphère professionnelle

Déborde sur la vie personnelle, les relations, la santé, l'avenir

Évolution

Dégradation progressive sur plusieurs mois, dans un contexte identifiable

Peut être présent depuis longtemps, ou apparaître par crises

Effet du repos

Une coupure réelle amène une amélioration progressive

Le repos ne suffit pas ; l'anxiété continue de tourner, parfois s'intensifie


Et si c'était les deux à la fois ?

C'est en réalité une situation très fréquente. Un terrain anxieux ancien peut avoir poussé à toujours plus en faire, à ne jamais déléguer, à vouloir tout maîtriser jusqu'à l'épuisement. Et un burn-out installé peut, à son tour, faire émerger une anxiété nouvelle : peur de ne plus être capable, peur du jugement, peur de replonger. Dans ce cas, l'un ne s'arrangera pas sans que l'autre soit pris en compte : se reposer ne suffira pas à désamorcer un mécanisme anxieux sous-jacent, et travailler uniquement sur l'anxiété sans traiter l'épuisement ne suffira pas non plus.


Pourquoi cette distinction change tout dans l'accompagnement

Un burn-out appelle en priorité une réduction de la charge, un vrai repos, parfois un accompagnement par la médecine du travail, et un retour progressif. Un trouble anxieux, lui, ne se résorbe pas avec le seul repos : il demande un travail spécifique sur les mécanismes qui l'entretiennent dont les pensées anticipatoires, l'hypervigilance, les évitements..., pour ne pas se reformer une fois de retour au travail, ou se déplacer vers un autre poste, une autre entreprise, un autre domaine de vie.

C'est exactement ce que permet l'Hypnose Cognitive et Comportementale (HCC) : identifier avec précision les mécanismes propres à votre situation, et non une liste de conseils génériques, puis les retravailler dans un cadre structuré, pour que le soulagement ne soit pas seulement temporaire.

Pour aller plus loin sur les techniques concrètes utilisées en HCC face à l'anxiété au travail, deux articles complémentaires : Gérer l'anxiété au travail grâce à l'hypnose HCC et Le rôle de l'HCC dans la prévention du burn-out au travail.


Vous ne savez pas encore ce qui domine chez vous ?

Le test d'évaluation de l'anxiété vous donne une lecture personnalisée de votre situation, et vous oriente vers l'accompagnement le plus adapté à votre profil.

Si le trouble anxieux domine, ou si vous identifiez que burn-out et anxiété sont intriqués, des séances d'HCC individuelles et personnalisées permettent de travailler précisément sur vos mécanismes.



femme épuisée au travail en burn out

Questions fréquentes

Peut-on avoir un burn-out et un trouble anxieux en même temps ?

Oui, c'est même fréquent. Un terrain anxieux préexistant peut favoriser le surinvestissement qui mène au burn-out, et un burn-out installé peut faire naître une anxiété secondaire, notamment la peur de replonger. Dans ce cas, l'accompagnement doit prendre en compte les deux dimensions plutôt que de se concentrer sur une seule.

Le burn-out est-il reconnu comme maladie professionnelle en France ?

Le burn-out n'est pas inscrit dans les tableaux officiels de maladies professionnelles, mais il peut être reconnu au cas par cas, via une procédure complémentaire examinée par un comité régional, à condition de démontrer un lien direct et essentiel avec le travail et un taux d'incapacité suffisant. La démarche se fait avec l'appui d'un médecin.

Combien de temps faut-il pour se remettre d'un burn-out ?

Il n'y a pas de délai unique : cela dépend de l'intensité de l'épuisement, du contexte de reprise et de l'accompagnement mis en place. Un repos de quelques semaines à quelques mois est courant, mais le simple repos ne suffit pas toujours si les mécanismes de fond, perfectionnisme, difficulté à poser des limites, terrain anxieux, ne sont pas travaillés en parallèle.

Faut-il consulter un médecin ou un thérapeute en premier ?

Le médecin traitant reste le premier interlocuteur, en particulier pour un arrêt de travail, un bilan de santé, ou une orientation vers la médecine du travail. Un accompagnement thérapeutique comme l'HCC peut ensuite venir compléter ce suivi, en particulier lorsque des mécanismes anxieux plus anciens ou plus larges que le seul contexte professionnel sont en jeu.

L'arrêt de travail suffit-il à résoudre le problème ?

Un arrêt de travail peut être nécessaire pour permettre une vraie coupure, mais il ne traite pas à lui seul les mécanismes qui ont mené à l'anxiété. Sans travail sur ces mécanismes, le risque est de retrouver un état similaire au retour, au même poste ou dans un contexte différent.


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La pratique et les conseils dispensés ne se substituent pas à un avis médical et ne dispensent pas de consulter un médecin chaque fois que cela est nécessaire. Toute question relevant du domaine médical est à poser à votre médecin traitant. A tout moment je me réserve le droit de vous orienter vers un spécialiste du corps médical si mon accompagnement ne me parait pas adapté à votre situation. De même, vous vous engagez avant toute consultation à m'informer de tout suivi médical en cours qui pourrait interférer avec ma pratique. Tout souhait de stopper un traitement médical doit faire l'objet d'une consultation avec votre médecin traitant.

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