Personne ne peut guérir à votre place (et pourquoi c’est une bonne nouvelle)
- Equinoreve Thérapie

- il y a 6 jours
- 3 min de lecture
Il y a quelque chose que je vois très vite, parfois dès les premières minutes. Pas dans ce que la personne dit… mais dans la manière dont elle s’implique.
Je parle ici du questionnaire personnalisé que je propose après quelques messages suite au test de niveau d'anxiété. Celui où il est demandé d’expliquer ses symptômes “en quelques phrases”.
Et régulièrement, je vois apparaître une réponse d’un mot. Parfois deux. Parfois rien du tout.
Ce n’est pas grave en soi. Mais c’est très parlant.
Ce que révèle le manque d’investissement (sans jugement)
Quand une personne souffre réellement d’anxiété, de crises, de peurs, et qu’elle ne prend pas le temps de décrire ce qu’elle vit même brièvement, ce n’est pas qu’elle “s’en fiche”.
C’est souvent autre chose :
une grande fatigue psychique,
une forme de découragement,
parfois même un glissement dépressif,
ou l’espoir inconscient qu’“on va faire à sa place”.
Et c’est là qu’il faut être très clair, sans dureté, mais avec honnêteté.
Il n’existe pas de thérapie où l’on ne fait rien. Il n’existe pas de guérison sans un minimum d’implication personnelle.
Le fantasme de la solution miracle
Si beaucoup de personnes se tournent spontanément vers les médicaments, ce n’est pas un hasard.
L’idée d’“avaler quelque chose” qui ferait disparaître la souffrance, sans avoir à se confronter à ce qu’on vit, est extrêmement séduisante.
Surtout quand :
l’anxiété dure depuis longtemps,
l’énergie est basse,
l’envie a disparu.
Mais la réalité est simple (et souvent frustrante au début) : La guérison émotionnelle ne fonctionne pas comme une pilule. Elle ne peut pas se faire sans vous.
“Il faudrait que je sois motivé(e)… mais je ne le suis pas”
C’est l’une des phrases les plus fréquentes que j’entends.
Et elle repose sur une idée fausse, mais très répandue :
La motivation devrait venir avant l’action.
Or, la science montre exactement l’inverse : La motivation ne précède pas l’action : Elle naît de l’action.
Quand vous commencez à faire quelque chose, même sans envie :
le cerveau libère de la dopamine,
le sentiment de compétence augmente,
l’énergie revient progressivement.
C’est exactement comme dans le sport :
les 10 premières minutes sont pénibles,
puis le corps s’adapte,
et ensuite… on se sent mieux.
En thérapie, c’est pareil.
Pourquoi “survoler” ne suffit pas
Lire un conseil sans l’appliquer. Écouter une technique sans la refaire plusieurs fois. Remplir un questionnaire à moitié...Tout cela ne permet pas au cerveau de changer.
Parce que le changement thérapeutique ne vient pas de l’information, mais de l’expérience répétée.
Ce n’est pas comprendre qui transforme, même si c'est essentiel aussi. C’est faire, même imparfaitement.
Et plus vous appliquez rapidement ce qui est proposé, plus le système nerveux apprend vite, plus l’apaisement s’installe.
Ce que j’attends réellement d’une personne que j’accompagne
Pas qu’elle soit “motivée”. Pas qu’elle aille bien. Pas qu’elle fasse tout parfaitement.
Mais qu’elle soit :
suffisamment en souffrance pour vouloir s’en sortir,
suffisamment honnête pour décrire ce qu’elle vit,
suffisamment engagée pour essayer vraiment ce qui est proposé autant de fois que nécessaire.
Même un peu. Même mal. Même avec des résistances.
C’est largement suffisant pour que le travail thérapeutique fonctionne.
Une vérité essentielle (et souvent libératrice)
Personne ne peut guérir à votre place. Mais ça veut aussi dire : Vous n’êtes pas condamné(e) à rester comme ça et ce pouvoir est en vous !
Vous n’avez pas besoin d’être plein(e) d’énergie. Vous n’avez pas besoin d’y croire à fond. Vous n’avez pas besoin d’être “motivé(e)”. Vous avez juste besoin de commencer.
La motivation viendra après. Toujours.
Si vous vous reconnaissez en lisant cet article
Alors je vous invite à faire deux choses simples, mais importantes :
Si ce n'est pas déjà fait, utiliser le Kit de survie émotionnelle à votre disposition, c'est une base.
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Parce que le premier pas vers la guérison, ce n’est pas la motivation mais c’est l’engagement.
Véronique – Equinoreve Thérapie - Spécialiste des Troubles anxieux




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